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dimanche 20 septembre 2026· Newsletter· À propos· Contact
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« Foutez-lui la paix ! » : Maxime Switek défend Sonia Mabrouk dans « C à vous »

Invité samedi sur France 5 avec Apolline de Malherbe, le présentateur du « BFM Grand Soir » a pris la défense de sa nouvelle collègue, cible depuis la rentrée de critiques internes et désormais boycottée par La France insoumise.

« Foutez-lui la paix ! » : Maxime Switek défend Sonia Mabrouk dans « C à vous »

Maxime Switek en avait visiblement assez. Invité samedi 19 septembre dans « C à vous » aux côtés d’Apolline de Malherbe pour évoquer le dispositif de BFMTV autour de la présidentielle de 2027, le présentateur du « BFM Grand Soir » a fini par lâcher ce qu’il avait sur le cœur. Interrogé par Mohamed Bouhafsi sur les turbulences qui accompagnent les débuts de Sonia Mabrouk, il a coupé court : « À un moment donné, foutez-lui la paix ! »

Depuis son arrivée de CNews, la nouvelle patronne du 18h45-21h de BFMTV est sous surveillance rapprochée. Deux jours seulement après le lancement de « 100% Mabrouk », la Société des journalistes s’inquiétait déjà du profil de plusieurs invités et redoutait une « pâle copie d’une chaîne d’opinion ». La tension est encore montée après l’interview de Sarah Knafo, le 7 septembre. Le SNJ et la CGT RMC BFM ont reproché à Sonia Mabrouk de ne pas avoir suffisamment contredit certaines déclarations de l’eurodéputée Reconquête et ont accusé son émission d’accorder une place trop importante aux personnalités qu’ils classent à l’extrême droite. Ces griefs sont ceux des syndicats ; la journaliste comme sa direction les contestent.

« Laissez-la bosser ! »

Maxime Switek ne balaie pourtant pas d’un revers de main les critiques venues de l’intérieur. Il fait au contraire une distinction très nette entre les discussions éditoriales au sein de la rédaction et le procès permanent qu’il estime voir se développer autour de Sonia Mabrouk. « Je fais la différence entre ce qui se passe dans notre maison où l’on a un devoir évident de pluralité, un devoir d’inviter toutes les familles politiques, un devoir de contrer les propos de nos invités », explique-t-il. Pour lui, que les journalistes de BFMTV regardent les émissions de leurs collègues, les commentent et les débriefent fait partie du fonctionnement normal d’une rédaction.

Ce qui l’agace franchement se trouve ailleurs. « Là où je dis “foutez-lui la paix”, ce sont tous ceux qui à l’extérieur en profitent pour l’atteindre elle et BFMTV, pour aller chercher la petite bête », poursuit-il, rappelant qu’« au bout de trois jours d’antenne, elle avait dix papiers sur ses audiences ». Puis le ton monte encore d’un cran : « On est où là ? À un moment donné, laissez-la bosser ! »

Sonia Mabrouk avait elle-même choisi l’affrontement quelques jours plus tôt. Face au communiqué particulièrement virulent du SNJ et de la CGT, elle avait refusé de « se laisser salir » et répondu : « Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. » BFMTV avait alors assuré que sa présentatrice respectait le pluralisme et renouvelé sa confiance dans son travail.

Switek met Sonia Mabrouk dans le même camp qu’Apolline de Malherbe

Sur France 5, Maxime Switek a surtout voulu couper court à l’idée selon laquelle sa collègue fonctionnerait selon d’autres règles que les autres figures de la chaîne. « Sonia, elle est comme Apolline et moi, elle tient au pluralisme, elle tient au fait de devoir absolument recevoir toutes les familles politiques et qu’on doive les traiter de la même manière », assure-t-il. « C’est comme ça que BFMTV fonctionne, qu’elle a toujours fonctionné et c’est comme ça qu’avec Sonia et nous, BFMTV fonctionnera. »

Apolline de Malherbe, assise à ses côtés, a défendu la même ligne. Elle décrit BFMTV comme un espace de « très grande liberté » où les journalistes restent maîtres de leurs questions et de la manière dont ils mènent leurs interviews. Une revendication qui prend une dimension particulière au moment où les relations entre la chaîne et certaines formations politiques deviennent de plus en plus tendues.

La France insoumise a ainsi mis fin à son boycott général de BFMTV, mais refuse toujours d’envoyer ses représentants dans « 100% Mabrouk », ainsi que dans certains formats avec Raphaël Enthoven ou Robert Ménard. Le mouvement justifie cette décision par ce qu’il présente comme une évolution de la chaîne vers l’extrême droite, analyse contestée par BFMTV. La direction a répondu cette semaine qu’elle restait « libre de sa programmation » et refusait qu’un parti lui « dicte des conditions ».

Pour Maxime Switek, cette bataille ne change pas la règle : « Toutes les familles politiques » doivent pouvoir passer sur BFMTV et être interrogées avec les mêmes exigences. Samedi soir, il a surtout choisi de faire savoir très publiquement que Sonia Mabrouk faisait, à ses yeux, pleinement partie de cette maison.

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