Breaking
Coupe de France : France Télévisions prêt à lâcher les droits TV « Foutez-lui la paix ! » : Maxime Switek défend Sonia Mabrouk dans « C à vous » Pape Léon XIV en France : TF1 et France 2 chamboulent leurs programmes pour sa visite Audiences : « Cassandre » assomme « The Voice Kids », « The Rookie » s’enfonce encore sur M6 Ce soir à la télé : « Le Parrain II », Denzel Washington et les profs de France 2 Présidentielle 2027 : Zidane refuse de parler politique, Eliot Deval applaudit sur CNews France Inter : Charles Sapin jette l’éponge après la suppression de son édito Coupe de France : France Télévisions prêt à lâcher les droits TV « Foutez-lui la paix ! » : Maxime Switek défend Sonia Mabrouk dans « C à vous » Pape Léon XIV en France : TF1 et France 2 chamboulent leurs programmes pour sa visite Audiences : « Cassandre » assomme « The Voice Kids », « The Rookie » s’enfonce encore sur M6 Ce soir à la télé : « Le Parrain II », Denzel Washington et les profs de France 2 Présidentielle 2027 : Zidane refuse de parler politique, Eliot Deval applaudit sur CNews France Inter : Charles Sapin jette l’éponge après la suppression de son édito
⭐ Premium
dimanche 20 septembre 2026· Newsletter· À propos· Contact
Médias

France Inter : Charles Sapin jette l’éponge après la suppression de son édito

Trois semaines de bras de fer, deux jours de grève et près de 300 personnalités mobilisées auront eu raison du rendez-vous dominical du directeur adjoint de « Valeurs actuelles ». La grève prévue lundi 21 septembre a finalement été levée.

France Inter : Charles Sapin jette l’éponge après la suppression de son édito

Charles Sapin ne reprendra pas le micro de France Inter. Samedi 19 septembre, le directeur adjoint de « Valeurs actuelles » a annoncé sur X que la direction venait de lui signifier la suppression de son éditorial politique du dimanche matin. Un rendez-vous de deux minutes trente, programmé autour de 7h40, qui aura provoqué en trois semaines l’une des crises les plus violentes de la rentrée à Radio France. Sapin aura finalement signé seulement deux éditos : la grève des 13 et 14 septembre avait déjà empêché la diffusion du troisième.

Le journaliste n’a pas seulement perdu sa chronique. Il a également refusé la porte de sortie proposée par Céline Pigalle. Jeudi 17 septembre, la directrice de France Inter avait tenté de transformer son éditorial solitaire en débat contradictoire, possiblement déplacé vers une case du week-end en soirée. Charles Sapin aurait alors conservé une présence régulière sur l’antenne, mais face à un interlocuteur chargé de lui répondre. Pour lui, cette solution revenait à accepter le principe même de la contestation dont il faisait l’objet. « Cette mécanique de disqualification nourrit précisément la polarisation que ses promoteurs prétendent déplorer. Vous comprendrez que ce cercle vicieux-là, je refuse d’y entrer », a-t-il écrit.

Trois semaines de guerre à Radio France

L’affaire avait commencé dès la fin août. À peine annoncé comme nouvel éditorialiste du dimanche, Charles Sapin s’était retrouvé au centre d’une contestation interne visant moins ses premières chroniques que sa fonction de dirigeant de « Valeurs actuelles » et la ligne éditoriale de l’hebdomadaire. Le 2 septembre, les salariés de Radio France avaient voté le principe d’une grève pour obtenir la suppression de sa chronique. La direction avait alors refusé de céder, expliquant vouloir juger le journaliste sur ce qu’il dirait à l’antenne et défendre une conception plus large du pluralisme.

Le conflit avait ensuite changé d’échelle. Les 13 et 14 septembre, France Inter, France Culture, franceinfo et plusieurs antennes du réseau ICI avaient été fortement perturbées par la grève. Dans le même temps, près de 300 personnalités demandaient à leur tour le retrait de Charles Sapin. Annie Ernaux, Josiane Balasko, Virginie Despentes, Leïla Slimani, Laure Calamy, Yann Tiersen ou encore Lilian Thuram figuraient parmi les signataires d’une tribune estimant qu’un éditorial, contrairement à une interview ou à un débat, engage directement l’antenne qui le diffuse.

La direction avait pourtant continué à tenir. Encore mardi 15 septembre, France Inter maintenait Charles Sapin tandis qu’une nouvelle grève était votée pour le 21 septembre. La contestation avait même gagné France Télévisions, où CGT, CFDT et SNJ s’étaient élevés contre sa présence sur franceinfo.

Charles Sapin accuse Radio France de « rendre les armes »

Dans son message, le journaliste ne cache pas son amertume. Il dit regretter que Radio France ait décidé de « rendre les armes » devant ceux qui contestaient son arrivée et raille l’ampleur d’une polémique née de quelques minutes d’antenne hebdomadaires. Radio France a répondu en prenant acte de son refus du nouveau format, tout en assurant que son départ ne constituait « une victoire pour personne ». Le groupe maintient qu’il continuera à faire de France Inter un lieu où doivent pouvoir s’exprimer différentes sensibilités, particulièrement à l’approche de la présidentielle de 2027.

Dimanche 20 septembre, à 7h42, Charles Sapin n’était donc plus là. Son éditorial n’a pas été remplacé et le journal de 7h30 a consacré un sujet à son départ. L’intersyndicale a, dans la foulée, levé l’appel à la grève prévu lundi 21 septembre, sans revendiquer de victoire. La Société des journalistes de France Inter évoque de son côté un « immense sentiment de gâchis », tout en saluant la mobilisation des salariés.

Le dossier Sapin est refermé sur France Inter, mais pas la discussion qui l’avait ouvert. Après trois semaines de conflit, la direction envisage toujours un travail interne sur la manière dont la station doit organiser et incarner le pluralisme politique sur ses antennes.

Publicité

Commentaires

0

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.