Breaking
Boycott de Sonia Mabrouk : BFMTV répond à LFI et refuse qu’on lui « dicte des conditions » « La France a un incroyable talent » : ce qui change pour la saison 21 sur M6 On a vu « Surveillant ! » : Audrey Lamy et Jean-Pascal Zadi mettent la prison sens dessus dessous sur Disney+ Audiences : « Tracker » devance « Les Évaporés », « Patron incognito » résiste « Le Monument préféré des Français 2026 » : quel site a été sacré sur France 3 ? David Pujadas en larmes face à Caroline Fourest sur LCI LFI revient sur BFMTV, mais Sonia Mabrouk reste boycottée Boycott de Sonia Mabrouk : BFMTV répond à LFI et refuse qu’on lui « dicte des conditions » « La France a un incroyable talent » : ce qui change pour la saison 21 sur M6 On a vu « Surveillant ! » : Audrey Lamy et Jean-Pascal Zadi mettent la prison sens dessus dessous sur Disney+ Audiences : « Tracker » devance « Les Évaporés », « Patron incognito » résiste « Le Monument préféré des Français 2026 » : quel site a été sacré sur France 3 ? David Pujadas en larmes face à Caroline Fourest sur LCI LFI revient sur BFMTV, mais Sonia Mabrouk reste boycottée
⭐ Premium
jeudi 17 septembre 2026· Newsletter· À propos· Contact
TV

Boycott de Sonia Mabrouk : BFMTV répond à LFI et refuse qu’on lui « dicte des conditions »

La chaîne d’info défend sa liberté éditoriale après le retour partiel des Insoumis sur son antenne. Le mouvement maintient toutefois « 100% Mabrouk » et plusieurs formats politiques sur sa liste noire.

Boycott de Sonia Mabrouk : BFMTV répond à LFI et refuse qu’on lui « dicte des conditions »

La paix n’aura pas duré longtemps. Mercredi 16 septembre, La France insoumise annonçait son retour sur BFMTV après une semaine de boycott. Mais le mouvement de Jean-Luc Mélenchon posait ses limites : pas question de remettre les pieds dans « 100% Mabrouk », ni de participer à certains formats avec Raphaël Enthoven ou Robert Ménard. La réplique de la chaîne qui n'a guère apprécié de voir un parti politique dresser ainsi la liste des émissions auxquelles il accepte de participer, ne s'est pas faite attendre très longtemps.

Dans un communiqué publié mercredi soir, la chaîne estime que la décision de LFI constitue une « atteinte à sa liberté de programmation » et remet en cause son indépendance éditoriale. BFMTV rappelle qu’elle reçoit les différentes formations politiques dans le respect du pluralisme et des règles de l’Arcom, avant de répondre très directement aux Insoumis : « BFMTV reste libre de sa programmation et de sa ligne éditoriale et ne saurait en aucun cas se voir dicter des conditions. » La chaîne ajoute qu’en ce début de campagne électorale, elle entend continuer à « s’adresser à tous les Français, quelles que soient leurs opinions ». Olivier Truchot, Alain Marschall et Apolline de Malherbe ont rapidement relayé cette réponse sur leurs réseaux sociaux.

LFI revient, mais pas chez Sonia Mabrouk

La veille encore, les deux camps semblaient pourtant avoir trouvé un terrain d’entente. Après avoir boycotté BFMTV pendant une semaine, LFI s’est félicitée d’engagements pris par la direction sur la transparence concernant les invités et les thèmes proposés, ainsi que d’un « renforcement de la rigueur » éditoriale et de « garanties de correctifs visibles »lorsqu’une information erronée serait diffusée. C’est sur cette base que le mouvement a accepté de reprendre ses passages à l’antenne.

Mais le communiqué de LFI maintient explicitement Sonia Mabrouk à l’écart. Le mouvement explique vouloir protester contre ce qu’il considère comme une « dérive de plus en plus manifeste de la ligne éditoriale de BFMTV vers l’extrême droite ». Il refuse également les émissions proposant des échanges avec Raphaël Enthoven, qu’il qualifie de « propagandiste anti-LFI », ou avec Robert Ménard, maire de Béziers. Il s’agit des termes et de l’analyse politique de LFI, que BFMTV conteste en invoquant précisément le pluralisme de son antenne.

Une rentrée déjà explosive autour de « 100% Mabrouk »

Le nom de Sonia Mabrouk n’arrive pas par hasard au milieu de cette nouvelle querelle. Depuis son arrivée en provenance de CNews, la journaliste concentre une bonne partie des tensions internes de BFMTV. Deux jours après le lancement de son émission, la Société des journalistes s’était inquiétée du profil de plusieurs invités et de la place accordée à certaines personnalités classées à l’extrême droite par ses représentants.

Sonia Mabrouk avait ensuite rejeté l’idée d’une transformation de BFMTV en chaîne d’opinion. « Il ne s’agit pas de “CNewsiser” BFMTV », avait-elle répondu, défendant une émission construite autour de la confrontation de sensibilités politiques différentes. Le conflit s’est encore durci la semaine dernière lorsque le SNJ et la CGT RMC BFM ont critiqué son traitement de plusieurs invités et affirmé que son plateau accordait une place trop importante à l’extrême droite. Là encore, ces appréciations sont celles des syndicats.

La présentatrice n’avait pas laissé passer. Sonia Mabrouk avait répondu qu’elle ne se laisserait pas « salir », dénonçant leur « hémiplégie politique et démocratique » et martelant : « Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. »BFMTV lui avait dans la foulée renouvelé sa confiance.

Le retour de LFI ne règle donc qu’une partie du problème. Les représentants insoumis retrouveront les plateaux de BFMTV, mais la case stratégique confiée à Sonia Mabrouk restera sans eux. Pour une chaîne qui a précisément musclé son offre politique à l’approche de la présidentielle de 2027, la réponse publiée mercredi soir fixe désormais clairement la ligne de la direction : les partis restent libres de décliner une invitation, mais BFMTV refuse qu’ils interviennent dans le choix de ses émissions, de ses journalistes ou de ses contradicteurs.

Publicité

Commentaires

0

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.