Eugénie Bastié sur France Inter : la nouvelle recrue qui fâche
L'arrivée de la journaliste conservatrice sur le service public fait déjà polémique. Elle prévient qu'elle ne compte pas adoucir ses positions face à ses futurs détracteurs.
L'arrivée d'Eugénie Bastié sur le service public fait déjà grincer des dents, mais la journaliste prévient qu'elle ne compte pas s'excuser d'exister. Elle débarque sur France Inter avec ses idées bien arrêtées et une sacrée envie de bousculer le ronron ambiant. Pas question de lisser son discours pour plaire à sa nouvelle maison. Elle l'a dit très clairement : sa liberté de penser reste entière.
Ce transfert surprise est le gros coup du mercato radio de cette fin d'été. Dès la rentrée, elle animera un débat hebdomadaire chaque samedi matin à 8h20 face à Thomas Legrand. C'est un horaire ultra-exposé où les auditeurs sont particulièrement attentifs. On parle d'un carrefour stratégique pour la station qui rassemble des millions de fidèles au saut du lit.
En coulisses, ce recrutement ressemble à un énorme coup de poker pour s'éviter les accusations de gauchisme qui collent à la peau de la station depuis des années. Donner des gages de pluralisme est devenu une question de survie à l'heure où le gouvernement surveille les budgets de très près. Installer une figure de CNews et du Figaro dans ce temple de la bien-pensance, c'est un pari osé. Franchement, personne ne l'a vu venir celle-là.
La greffe s'annonce pourtant difficile avec un public traditionnellement plus progressiste. Dans les couloirs de la maison ronde, la pilule a d'ailleurs bien du mal à passer pour certains syndicats qui crient déjà à la provocation politique. La direction assume ce choix fort pour redynamiser ses week-ends et créer du débat là où on ne l'attendait plus. Les auditeurs trancheront dès les premières confrontations.
La rentrée s'annonce donc particulièrement chaude sur les ondes nationales. Reste à voir si la jeune essayiste parviendra à imposer sa patte sans se faire dévorer par la redoutable machine du service public. La première joute verbale s'annonce déjà explosive. On a hâte d'y être.




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