Son éviction avait pris de court le monde de la radio. Quelques semaines après l'annonce de son remplacement par Céline Pigalle à la tête de France Inter, Adèle Van Reeth refait parler d'elle. Selon les informations révélées par Le Parisien, l'ancienne directrice de la station a saisi le conseil de prud'hommes à la fin du mois d'avril, une initiative qui jette une lumière nouvelle sur un départ officiellement présenté comme serein.
En février dernier, Radio France avait expliqué qu'Adèle Van Reeth souhaitait retrouver l'antenne et qu'elle acceptait d'anticiper son départ afin de préparer la rentrée 2026 dans les meilleures conditions. Une version qui n'avait convaincu qu'à moitié. En interne, plusieurs observateurs avaient vu dans cette sortie accélérée la conséquence d'une décision prise au plus haut niveau du groupe dirigé par Sibyle Veil.
Pour autant, son avocat, Me Stéphane Hasbanian, assure qu'il ne faut pas interpréter cette procédure comme une déclaration de guerre. Il parle d'une démarche « à titre conservatoire », destinée à préserver les droits de sa cliente dans le cadre d'une phase de conciliation. « Il n'y a rien de conflictuel », insiste-t-il, précisant qu'Adèle Van Reeth n'a pas été licenciée et qu'une première audience est fixée au 2 décembre 2026.
Depuis son départ, l'ancienne productrice de France Culture s'est faite particulièrement discrète. Loin des studios de la Maison de la Radio, elle s'est consacrée à l'écriture d'un nouvel ouvrage tout en poursuivant des discussions avec Radio France. Son retour à l'antenne n'est d'ailleurs pas exclu. Son avocat confirme que plusieurs options sont encore sur la table, tout en refusant d'en dévoiler la nature. De son côté, Radio France n'a pas souhaité commenter cette procédure.
Cette affaire intervient dans une période de profondes recompositions au sein de l'audiovisuel public. Après plusieurs mouvements à la tête des rédactions et des stations, le départ d'Adèle Van Reeth reste l'un des épisodes les plus commentés de l'année. La procédure engagée devant les prud'hommes pourrait désormais permettre d'en savoir davantage sur les coulisses d'une succession qui continue d'alimenter de nombreuses interrogations.
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