"Riot Women" : la série britannique qui fait voler les clichés en éclats
Entre humour, émotion et riffs de guitare, Sally Wainwright, la créatrice de "Happy Valley", raconte le quotidien de cinq femmes décidées à ne plus se laisser dicter leur vie. À découvrir samedi à 21 heures sur Téva.
Avec Happy Valley, elle avait révolutionné le polar britannique en créant l'inoubliable sergente Catherine Cawood. Récompensée par plusieurs BAFTA et saluée dans le monde entier pour son écriture ciselée, Sally Wainwright change aujourd'hui radicalement de registre... sans rien perdre de son mordant.
Sa nouvelle création, Riot Women, débarque sur Téva avec une promesse aussi réjouissante qu'inattendue : raconter la renaissance de cinq femmes quinquagénaires et sexagénaires qui décident de former un groupe de punk-rock. Un point de départ déjanté qui cache en réalité une chronique sociale aussi drôle qu'émouvante.
Leur meilleure arme ? Une guitare... et beaucoup de colère
Tout commence dans la paisible ville de Hebden Bridge, dans le Yorkshire. À l'occasion d'une soirée caritative organisée au profit des réfugiés, cinq femmes que tout oppose acceptent de monter sur scène. Très vite, les reprises laissent place à des chansons originales, nourries par leurs propres vies.
Leurs textes s'attaquent sans détour à la ménopause, aux divorces, aux enfants devenus adultes, aux parents vieillissants ou encore au sexisme ordinaire. Une manière de transformer leurs frustrations en hymnes punk aussi libérateurs que jubilatoires.
À la tête de cette bande haute en couleur, Joanna Scanlan, Tamsin Greig, Lorraine Ashbourne, Rosalie Craig et Amelia Bullmore livrent des performances saluées par la critique. Particularité du projet : les comédiennes ont appris à jouer de leurs instruments afin de rendre leurs prestations les plus crédibles possible.
Une série drôle... mais loin d'être légère
Si Riot Women fait rire, elle n'élude jamais les sujets de fond. Dépression, solitude, vieillissement, violences conjugales, charge mentale ou maladie s'invitent progressivement dans le récit, sans jamais écraser son énergie communicative. Comme dans Happy Valley, Sally Wainwright excelle à mêler humour, émotion et regard social.
Ce changement de registre n'a d'ailleurs pas surpris les admirateurs de la scénariste. Depuis Last Tango in Halifax jusqu'à Gentleman Jack, elle a toujours placé les femmes au cœur de ses histoires, avec une écriture profondément humaine et des héroïnes loin des clichés.
En Grande-Bretagne, Riot Women a été largement saluée lors de sa diffusion sur BBC One, au point qu'une deuxième saison est déjà en préparation. Une preuve supplémentaire que Sally Wainwright n'a rien perdu de son talent pour raconter des destins féminins hors du commun.




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