« Le Pensionnat de Chavagnes » : M6 ressuscite son émission culte
Treize ans après sa dernière tentative, la Six prépare une nouvelle version de son pensionnat à l’ancienne. Des adolescents de 13 à 16 ans vont une nouvelle fois découvrir l’école des années 1950.
M6 ouvre une nouvelle fois ses archives. Vingt-deux ans après le lancement du « Pensionnat de Chavagnes » et treize ans après sa dernière déclinaison, la chaîne prépare le retour de l’une des émissions qui avaient marqué ses années 2000. Selon les informations du « Parisien », cette nouvelle version devrait arriver à l’antenne dans les prochains mois. Le décor changera toutefois : la nouvelle promotion ne posera pas ses valises à Chavagnes-en-Paillers, mais dans un autre établissement dont le lieu reste pour l’instant secret.
Le principe, lui, ne bouge pratiquement pas. Un groupe d’adolescents de 13 à 16 ans sera plongé pendant plusieurs semaines dans un internat inspiré de l’école des années 1950. Smartphones, réseaux sociaux et habitudes scolaires de 2026 resteront à la porte. À la place : discipline, règles strictes, méthodes d’enseignement d’époque et, au bout du parcours, le certificat d’études primaires de leurs arrière-grands-parents.
Un carton dès 2004
Lorsque M6 lance « Le Pensionnat de Chavagnes » en septembre 2004, le concept tranche avec la téléréalité alors en plein essor. Pas de villa ni de candidats éliminés autour d’une piscine : 24 adolescents sont envoyés dans l’école des années 1950, entre uniformes, dortoirs, cours de morale, discipline et préparation du certificat d’études.
Le pari devient rapidement l’un des succès de la rentrée. Le premier numéro réunit 6,2 millions de téléspectateurs et 28,9 % du public. Sur l’ensemble de la saison, « Le Pensionnat de Chavagnes » rassemble en moyenne 5,2 millions de personnes. Le propre rapport annuel de M6 de l’époque mettait en avant cette performance, tandis que les six numéros affichent une moyenne de 23,3 % de part d’audience.
M6 remet logiquement le couvert dès 2005 avec « Le Pensionnat de Sarlat », cette fois plongé dans l’école des années 1960. Mais l’effet de surprise s’émousse : les six épisodes réunissent environ 3,5 millions de téléspectateurs en moyenne, pour 14,4 % de part d’audience. Une baisse sensible qui n’empêche pas le programme de rester l’un des formats emblématiques de cette période de la chaîne.
La tentative de 2013 n’avait pas retrouvé le phénomène
Après huit années d’absence, M6 tente une première résurrection en 2013 avec « Retour au pensionnat à la campagne ». Douze filles et douze garçons âgés de 13 à 15 ans découvrent à leur tour un quotidien sans téléphones portables ni ordinateurs. Le lancement est solide avec 3,51 millions de téléspectateurs et 15,7 % de part d’audience, mais la curiosité s’érode au fil des semaines. Le dernier épisode tombe à environ 2,6 millions de personnes et 11,2 % du public.
Treize ans plus tard, M6 considère manifestement que le moment est venu de ressortir les cartables. Et le décalage promet d’être encore plus spectaculaire : les adolescents de cette nouvelle promotion sont tous nés bien après la première édition et ont grandi avec les smartphones, les messageries instantanées, TikTok et les réseaux sociaux. Les confronter à un univers où le téléphone portable n’existait tout simplement pas devrait naturellement devenir l’un des ressorts de cette nouvelle saison.
Encore beaucoup d’inconnues
M6 n’a pour le moment communiqué ni la date précise de diffusion, ni le lieu du tournage, ni le nombre de pensionnaires retenus. L’identité du directeur, des enseignants et des surveillants reste elle aussi inconnue. La chaîne conserve en revanche le cœur du concept : l’immersion dans l’éducation des années 1950 et la préparation du certificat d’études.
Le véritable enjeu sera donc moins de reproduire le programme de 2004 que de voir ce que devient cette expérience avec des adolescents de 2026. Vingt-deux ans après la première rentrée à Chavagnes, M6 va confronter une génération née avec Internet à une école où l’on écrivait à la plume, où l’autorité ne se négociait guère et où personne ne pouvait évidemment sortir son téléphone sous le pupitre.




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