BREAKING
Rentrée télé 2026 : Télématin, Koh-Lanta, Quotidien, Hanouna… toutes les dates à retenir Ce soir à la télé : PSG-Rennes, Kevin Costner ou Ahmed Sylla, nos choix de ce dimanche Formule 1 : sur quelle chaîne suivre le Grand Prix des Pays-Bas ? Raphaël Glucksmann au 20H de TF1 : ce dimanche peut tout changer pour Léa Salamé « The Voice Kids » revient en baisse, France 3 rafle la mise avec une rediffusion « Télématin » : Maya Lauqué seule aux commandes, France 2 joue gros dès lundi « The Voice Kids » : Lila, la fille de Jamel Debbouze, avance sans plan B Rentrée télé 2026 : Télématin, Koh-Lanta, Quotidien, Hanouna… toutes les dates à retenir Ce soir à la télé : PSG-Rennes, Kevin Costner ou Ahmed Sylla, nos choix de ce dimanche Formule 1 : sur quelle chaîne suivre le Grand Prix des Pays-Bas ? Raphaël Glucksmann au 20H de TF1 : ce dimanche peut tout changer pour Léa Salamé « The Voice Kids » revient en baisse, France 3 rafle la mise avec une rediffusion « Télématin » : Maya Lauqué seule aux commandes, France 2 joue gros dès lundi « The Voice Kids » : Lila, la fille de Jamel Debbouze, avance sans plan B
⭐ Premium
lundi 24 août 2026 · Newsletter · À propos · Contact
Séries

On a vu « Reacher » saison 4 : Alan Ritchson cogne toujours aussi fort, mais la série a changé de calibre

Oubliez les petites villes et les règlements de comptes à coups de poing. Pour sa quatrième saison, « Reacher » lâche son colosse dans Philadelphie et l’embarque dans une affaire où services fédéraux, secrets politiques et gros bras se télescopent. Et ça lui va plutôt bien.

On a vu « Reacher » saison 4 : Alan Ritchson cogne toujours aussi fort, mais la série a changé de calibre

Il y a des personnages dont on sait exactement ce qu’ils vont faire et que l’on retrouve pourtant avec plaisir. Jack Reacher appartient à cette catégorie. Il voyage sans bagages, parle le moins possible, observe tout, comprend généralement avant les autres et possède une manière très personnelle de mettre fin à une conversation lorsqu’elle s’éternise : ses poings. Depuis 2022, Prime Video exploite cette mécanique sans chercher à la réinventer. Le danger, après trois saisons, était de voir la série tourner à la démonstration de force permanente. Cette quatrième salve évite en grande partie le piège en remettant l’enquête au centre du jeu.

Tout commence dans le métro de Philadelphie. Reacher remarque une femme dont le comportement lui paraît immédiatement suspect. Il l’observe, analyse chacun de ses gestes et tente de comprendre ce qui se passe avant qu’elle ne sorte une arme et se suicide sous ses yeux. L’ancien policier militaire aurait parfaitement pu reprendre son chemin. Évidemment, il n’en fait rien. La morte s’appelle Anna Merrick et son geste va l’entraîner dans une affaire où se croisent police, pouvoir politique, secrets gouvernementaux et plusieurs personnages qui auraient préféré que Reacher ne commence jamais à poser de questions. La saison adapte Gone Tomorrow, le treizième roman de Lee Child, en déplaçant notamment l'action originale de New York à Philadelphie.

Reacher retrouve ce qu’il fait de mieux

C’est précisément là que cette saison trouve son meilleur carburant. Avant d’être une montagne de muscles capable d’envoyer un adversaire traverser une pièce, Jack Reacher est un enquêteur. Les premiers épisodes prennent davantage le temps de le montrer en train d’observer, de réfléchir, de recouper les informations et de flairer le mensonge. Les bastons n’ont évidemment pas disparu — personne ne vient regarder Reacher pour assister à un colloque sur les techniques d’investigation — mais elles ne constituent plus à elles seules le moteur de l’histoire.

Alan Ritchson connaît désormais tellement bien le personnage qu’il n’a plus besoin d’en rajouter. Son Reacher reste mutique, raide comme une armoire normande et parfois presque comiquement imperméable aux usages sociaux. L’acteur joue justement de ce décalage. Une grande partie de l’humour vient de cet homme capable d’analyser une scène de crime en quelques secondes mais beaucoup moins doué lorsqu’il faut simplement se comporter comme tout le monde. La série a compris depuis longtemps que son héros fonctionne mieux lorsqu’elle ne cherche pas à lui fabriquer artificiellement des états d’âme à chaque épisode.

Cette quatrième saison fait aussi un choix judicieux en renouvelant largement son entourage. Reacher étant par définition un solitaire, la série peut changer de décor et de personnages sans avoir à transporter toute une troupe d’une intrigue à l’autre. Sydelle Noel incarne la détective Tamara Green, Christopher Rodriguez-Marquette joue Jacob Merrick, tandis qu’Agnez Mo, Anggun, Kevin Corrigan, Kevin Weisman, Marc Blucas et Kathleen Robertson rejoignent également cette nouvelle aventure.

Le résultat donne davantage d’air au personnage principal. Reacher reste Reacher, mais ceux qui gravitent autour de lui évitent l’impression de regarder une quatrième déclinaison exactement identique des saisons précédentes. La ville joue également son rôle. Philadelphie offre un cadre plus urbain, plus sombre et plus anonyme à cette histoire de secrets et de faux-semblants, même si les lecteurs de Lee Child pourront regretter l’abandon du New York du roman original.

Toujours énorme, parfois un peu trop

Tout n’est pas devenu subtil pour autant. Reacher reste une série qui aime les méchants très méchants, les complots tentaculaires et les adversaires qui commettent régulièrement l’erreur de sous-estimer un type de deux mètres dont les bras ressemblent à des cuisses. La vraisemblance prend parfois quelques jours de congé et certaines situations semblent surtout avoir été écrites pour permettre à Alan Ritchson de rappeler pourquoi personne de raisonnable ne devrait provoquer Jack Reacher dans un espace clos.

Mais c’est aussi le contrat de départ. La série n’a jamais prétendu jouer dans la même cour que les grands thrillers politiques paranoïaques des années 1970. Elle emprunte leurs complots, ajoute une bonne dose de polar et termine le mélange avec un héros capable de régler physiquement les problèmes que les institutions ne savent plus résoudre. Tant que le scénario donne suffisamment de matière entre deux distributions de gifles, la recette fonctionne.

Cette saison paraît justement mieux équilibrée entre la tête et les muscles. L’ouverture dans le métro installe immédiatement un malaise, l’enquête se densifie sans dévoiler trop rapidement ses cartes et Reacher se retrouve face à une affaire qui dépasse largement le traditionnel caïd local. CIA, FBI et autres intérêts fédéraux viennent compliquer une histoire dans laquelle personne ne semble raconter toute la vérité. Ce changement d’échelle apporte à la série ce qui commençait à lui manquer : un peu d’incertitude.

Prime Video n’a de toute façon aucune intention de laisser son géant prendre sa retraite. La plateforme a déjà commandé une cinquième saison, tandis que la troisième avait rassemblé 54,6 millions de spectateurs dans le monde au cours de ses 19 premiers jours, devenant alors la saison de Reacher la plus regardée sur cette période et la meilleure performance d’une saison de série Prime Video depuis la première de Fallout.

Avec huit épisodes, cette saison 4 ne révolutionne donc pas Reacher. Et c’est probablement une bonne nouvelle. Elle conserve ce qui fait le plaisir de la série — Alan Ritchson, les dialogues secs, les bagarres brutales et ce héros qui semble toujours avoir trois coups d’avance — tout en redonnant davantage de place à l’enquête. Après quatre saisons, Jack Reacher continue de cogner comme une brute. Mais la série, elle, montre qu’elle sait encore se servir de sa tête.

« Reacher », saison 4 — Prime Video. Trois premiers épisodes disponibles depuis le 12 août, puis un nouvel épisode chaque mercredi jusqu’au 16 septembre.

Publicité

Commentaires

0

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.