« J’ai honte » : Greg Guillotin reconnaît des violences sur son ex-compagne
Star des caméras cachées et visage du « Pire Stagiaire », le youtubeur sort du silence après la plainte déposée par son ancienne compagne. Il reconnaît des violences physiques et psychologiques et assure avoir engagé un travail thérapeutique.
Des millions de Français connaissent ses pièges, ses personnages impossibles et ses caméras cachées. Depuis plus de dix ans, Greg Guillotin s’est construit une solide popularité sur YouTube avant de passer à la télévision avec « Le Pire Stagiaire », son concept phare dans lequel il pousse patrons et salariés à bout en se faisant passer pour une recrue aussi maladroite qu’ingérable. Un personnage provocateur, parfois odieux, mais destiné à faire rire. Aujourd’hui, c’est de l’homme derrière le personnage dont il est question.
Visé par une plainte de son ancienne compagne pour violences conjugales et harcèlement, Greg Guillotin a décidé de sortir du silence. Et cette fois, pas de caméra cachée ni de mise en scène. Dans un long communiqué, l’humoriste reconnaît avoir exercé des violences physiques et psychologiques au cours de leur relation.
« Mon ancienne compagne a déposé plainte contre moi pour des violences physiques et psychologiques. Elle les a subies. Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J’ai honte », écrit-il.
Une prise de parole d’autant plus forte qu’elle vient percuter l’image publique d’un homme dont le métier consiste depuis des années à provoquer le rire. Greg Guillotin en fait lui-même le constat : « Pendant des années, j’ai fait rire des millions de gens. Chez moi, à plusieurs reprises, j’ai aussi été violent avec la personne qui partageait ma vie. Les deux sont vrais. Les deux ont été moi. Je ne veux plus jamais être le second. »
Sept années de vie commune
Son ancienne compagne, aujourd’hui âgée de 27 ans, a déposé plainte le 17 juin auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire d’Évry. Les deux ont partagé sept années de vie commune. Dans sa plainte, elle décrit notamment des violences, mais aussi un climat fait, selon son récit, de surveillance, d’humiliations, d’insultes et d’emprise.
Il faut toutefois distinguer ces accusations de ce que Greg Guillotin reconnaît lui-même. Son communiqué constitue un aveu explicite de violences physiques et psychologiques, mais pas une reconnaissance de l’ensemble des faits précis dénoncés par son ex-compagne.
Le youtubeur explique également avoir commencé à se faire aider avant leur séparation. « Un an avant la fin de notre relation, j’ai commencé à être suivi par un psychiatre. J’ai ensuite entamé un suivi régulier avec un psychologue spécialisé dans l’accompagnement des auteurs de violences conjugales », écrit-il.
Un travail qu’il affirme poursuivre : « On y apprend à regarder ce qu’on a fait sans détourner les yeux, et à faire le travail nécessaire pour que cela ne se reproduise jamais. J’y vais encore aujourd’hui. J’irai aussi longtemps qu’il le faudra. »
Des excuses publiques
Greg Guillotin présente également ses excuses à son ancienne compagne. Des mots dont il reconnaît lui-même les limites : « Je les présente ici, une nouvelle fois, publiquement, même si je sais que cela peut sembler dérisoire. »
Pour le reste, celui qui s’est fait une spécialité de tout montrer à la caméra ferme désormais la porte à la communication publique. Les autres faits mentionnés dans la plainte seront, assure-t-il, discutés dans le seul cadre judiciaire.
« Sur les autres faits visés par la plainte, je m’expliquerai devant les enquêteurs, pas ici. Je répondrai à la justice, à chaque étape, sans me dérober, et je ne reparlerai pas de cette affaire publiquement avant la fin de la procédure. »
Le créateur de « Le Pire Stagiaire » sait que cette affaire risque désormais d’accompagner chacune de ses apparitions et chacun de ses projets. Il annonce pourtant qu’il ne répondra pas aux commentaires et informations qui pourraient être publiés dans les prochaines semaines : « Beaucoup de choses seront dites à mon sujet. Je n’y répondrai pas. Tout ce que je pouvais dire est ici. Le reste, c’est à moi de le faire. »




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