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mercredi 15 juillet 2026 · Newsletter · À propos · Contact
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Stéphane Plaza : “Je suis un goujat, pas un homme violent”

Un an après sa condamnation pour violences conjugales, l’ex-star de M6 rejoue son procès en appel à Paris. Face à ses accusatrices, l’animateur tente de sauver son honneur, son image… et ce qu’il reste de son empire.

Stéphane Plaza : “Je suis un goujat, pas un homme violent”

Le face-à-face a repris, plus tendu encore que lors du premier procès. Stéphane Plaza est revenu devant la cour d’appel de Paris pour tenter de faire annuler sa condamnation prononcée en février 2025. À l’époque, l’ancien animateur vedette de M6 avait écopé d’un an de prison avec sursis pour violences physiques et psychologiques sur son ex-compagne Amandine, pour des faits remontant entre 2018 et 2022.

Cette fois, l’ambiance est plus lourde encore. Dans une salle d’audience suffocante sous la chaleur, Stéphane Plaza est apparu visiblement éprouvé, la veste trempée de sueur, à quelques mètres seulement des deux femmes qui l’accusent.

Et dès les premières heures, il a choisi une ligne de défense claire : reconnaître ses défauts, mais nier toute violence. À la barre, l’ancien roi de l’immobilier télévisé s’est décrit comme un “gros beauf”, “immature”, un “goujat”, multipliant les conquêtes et les erreurs sentimentales. Mais jamais, selon lui, un homme violent.

L’accident ou l’agression ?

Au cœur du dossier, un épisode particulièrement lourd : Amandine accuse Stéphane Plaza de lui avoir tordu les doigts lors d’une dispute, provoquant une fracture à trois doigts. Des faits retenus par le tribunal en première instance. Lui continue de parler d’un accident. “Un accident n’est pas une agression”, a-t-il répété devant la cour.

Une version que son ex-compagne rejette totalement. En larmes à l’audience, Amandine a expliqué attendre une prise de conscience de celui avec qui elle a partagé cinq ans de sa vie. Selon elle, il est urgent qu’il mesure enfin “le mal qu’il fait”.

En toile de fond, la défense tente d’élargir le terrain du débat. Les avocats de Plaza veulent faire entrer dans le dossier une plainte pour cyberharcèlement, déposée contre plusieurs anciennes compagnes et initialement classée sans suite. Une stratégie offensive qui vise à installer l’idée d’un règlement de comptes orchestré par plusieurs ex.

L’argument central : l’infidélité. Car les magistrats ont rappelé un élément troublant : en 2022, Stéphane Plaza entretenait simultanément des relations avec sept femmes différentes. Un point que la défense assume presque frontalement.

Son avocat Me Antonin Gravelin-Rodriguez parle d’un “coureur de jupons”, voire d’un “marathonien sentimental”, mais martèle que l’infidélité ne constitue pas une infraction pénale.

Une image détruite, un empire fragilisé

Depuis sa condamnation, l’effondrement médiatique a été brutal. Pendant près de vingt ans, Stéphane Plaza incarnait l’une des figures les plus puissantes du groupe M6 grâce à Recherche appartement ou maison et Chasseurs d'appart. Deux marques fortes qui faisaient de lui un pilier de la Six. Mais depuis le verdict, tout s’est arrêté.

Ses émissions ont été retirées de l’antenne. Son réseau immobilier a commencé à se désolidariser de son nom. Les agences peuvent désormais abandonner l’enseigne Stéphane Plaza Immobilier pour adopter une nouvelle bannière : “Sixième Avenue”. Une manière de couper le lien avec une marque devenue trop lourde à porter.

Lui-même affirme avoir payé le prix fort. À la barre, il dit avoir perdu “500 entreprises”, ne plus travailler et vivre sous le poids d’une réputation qu’il juge désormais incontrôlable. “Quand je sors dans la rue, on me traite de violeur”, a-t-il confié.

À cette chute judiciaire s’ajoute une autre affaire : en mai 2025, Stéphane Plaza avait aussi été condamné à 3.000 euros d’amende pour usage de stupéfiants après une garde à vue.

Ses proches, eux, dressent un portrait bien différent. Plusieurs femmes venues témoigner à sa demande décrivent un homme tendre, attentionné, parfois perdu affectivement, mais jamais violent. L’une parle même d’un homme “polyamoureux” souffrant d’un “manque affectif énorme”.

Le procès doit se poursuivre jusqu’au 1er juillet. Et derrière la bataille judiciaire, c’est tout un récit médiatique qui se joue : celui d’un homme longtemps intouchable, désormais contraint de défendre, morceau par morceau, ce qu’il reste de son personnage public.

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