C’est un retour qui sent bon les années 2000. Smallville vient de débarquer en intégralité sur M6+, offrant aux nostalgiques un aller simple vers l’époque où les séries pour ados régnaient sur le petit écran. Et forcément, impossible de résister à l’envie de relancer le pilote, diffusé pour la première fois le 16 octobre 2001 sur la chaîne américaine The WB.
À l’époque, personne n’imaginait que cette série centrée sur l’adolescence de Clark Kent tiendrait dix saisons et plus de 200 épisodes. Pourtant, dès les premières minutes, tout est là : la pluie de météorites, le destin brisé de Lex Luthor, la fascination de Clark pour Lana Lang et cette obsession qui va traverser toute la série : comment être normal quand on ne l’est pas.
Le pari de Tom Welling, alors quasi inconnu, saute encore aux yeux. Son Clark Kent impose immédiatement une fragilité et une intensité qui ont fait toute la force de la série. À ses côtés, Michael Rosenbaum pose déjà les bases d’un Lex Luthor complexe, loin du simple méchant caricatural.
Mais en revoyant cet épisode aujourd’hui, c’est un autre visage qui frappe de plein fouet : celui d’Annette O'Toole, alias Martha Kent. À l’époque du pilote, l’actrice avait 49 ans et incarnait cette mère protectrice avec une justesse désarmante. Un détail qui percute encore plus quand on sait qu’elle avait déjà un lien fort avec l’univers de Superman : en 1983, dans Superman III, elle jouait déjà… Lana Lang.
Ce clin d’œil générationnel résume à lui seul l’ADN de Smallville : un pont entre plusieurs époques du mythe. Une série qui a su moderniser l’héritage de Superman pour toute une génération nourrie à Buffy the Vampire Slayer, Charmed ou Dawson's Creek.
Bien sûr, le pilote accuse aujourd’hui son âge : effets spéciaux rudimentaires, mise en scène plus sage, codes teen drama très marqués. Mais c’est précisément ce charme vintage qui opère encore. Le fameux principe du "freak of the week" - ces victimes mutées par la kryptonite -, lance une mécanique devenue culte.
Et au fond, Smallville reste une série sur l’apprentissage, le poids du secret et le vertige de la différence. Vingt-cinq ans plus tard, son retour sur M6+ agit comme une capsule temporelle. Avec une certitude : certains héros vieillissent. D’autres deviennent éternels.
Commentaires
0Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.