Matthieu Delormeau brise l’omerta : ses révélations explosives sur la drogue et le pouvoir
L’ancien chroniqueur de télévision livre un témoignage cru sur ses années d’addiction et affirme avoir vu policiers, membres de la BAC et responsables politiques consommer chez lui. Une parole qui secoue bien au-delà du show-business.
Cette fois, Matthieu Delormeau ne filtre plus rien. Invité sur BFM TV, l’ex-chroniqueur star de Touche pas à mon poste ! a livré un témoignage brutal sur ses années de dérive, mêlant addiction, soirées clandestines et figures du pouvoir. Certaines de ses confidences risquent de faire du bruit.
Face caméra, Matthieu Delormeau a raconté l’envers du décor de ses nuits parisiennes, décrivant un univers où les frontières entre célébrités, forces de l’ordre et responsables publics semblaient totalement abolies. Sans citer de noms, il affirme avoir vu défiler chez lui des “policiers”, des membres de la BAC, mais aussi des “hommes politiques” venus consommer cocaïne et 3-MMC.
Cette prise de parole intervient dans un climat politique particulièrement tendu. Le gouvernement de Sébastien Lecornu a récemment durci sa doctrine sur les stupéfiants, avec l’annonce de contrôles salivaires inopinés pour certains hauts responsables de l’État. Une ligne de fermeté que Delormeau soutient ouvertement.
Pour lui, la lutte contre les trafics ne peut pas se limiter aux réseaux : elle doit aussi viser les consommateurs, quels qu’ils soient. Un discours radical, porté par quelqu’un qui connaît de l’intérieur les mécanismes de l’addiction.
Car l’ancien animateur parle désormais sans détour de son propre passé. Dans son livre Addictions, il a suffi d’une fois, publié au printemps dernier, il raconte sa descente progressive, ses expériences avec le GHB et l’engrenage qui l’a conduit à perdre le contrôle. Il y évoque une spirale qui lui aurait coûté près de 100.000 euros.
Une confession qui s’inscrit dans une trajectoire de reconstruction, après plusieurs épisodes judiciaires très médiatisés entre 2024 et 2025.
Mais au-delà de son cas personnel, c’est surtout l’hypocrisie d’un système que Delormeau dénonce aujourd’hui. Son récit dessine le portrait d’une consommation qui dépasse largement le cadre festif ou marginal, touchant selon lui des cercles de pouvoir rarement évoqués publiquement.
Une parole risquée, potentiellement explosive, qui pourrait rouvrir un vieux dossier : celui de l’impunité des “consommateurs d’élite”. Et dans ce domaine, le silence pourrait bien devenir de plus en plus difficile à tenir.




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