Kev Adams attaque l’Amérique : même Simon Cowell craque pour le Frenc
Longtemps cantonné aux comédies françaises et aux plateaux de TF1, Kev Adams tente désormais le plus gros pari de sa carrière : conquérir les États-Unis. Et contre toute attente, son passage dans “America’s Got Talent” a bluffé le jury américain.
Le voilà désormais face au public le plus impitoyable du monde. Entre deux enquêtes délirantes de Mask Singer sur TF1, Kev Adams s’est discrètement envolé pour les États-Unis avec une obsession en tête : réussir là où tant d’humoristes français se sont cassé les dents.
Mardi soir, les téléspectateurs américains de America's Got Talent ont découvert un Français inconnu au bataillon débarquer sur la scène du célèbre talent show de NBC. Costume noir, sourire ultra maîtrisé et anglais quasi irréprochable : difficile d’imaginer qu’il ne parlait presque pas la langue il y a encore quatre ans.
Face au redoutable jury mené par Simon Cowell, l’humoriste a dégainé un stand-up calibré pour le public américain. Kev Adams attaque fort en racontant son traumatisme familial autour de son prénom “Kevin”, choisi par sa mère après avoir vu Kevin Costner dans The Bodyguard. Avant d’enchaîner avec une punchline qui fait immédiatement exploser la salle : “Je suis le chanceux de la famille… mon frère s’appelle Whitney Houston.”
Le Français enchaîne ensuite les vannes sur les différences culturelles entre la France et les États-Unis : les pourboires obligatoires, la taille gigantesque du pays, les malentendus linguistiques. Un terrain miné pour n’importe quel humoriste étranger. Encore plus devant un public américain réputé difficile avec les accents venus d’ailleurs.
Mais le pari fonctionne. Et même très bien. Simon Cowell, d’ordinaire glacial, affiche un large sourire. “Vous êtes naturellement drôle. C’est exactement ce qu’il faut pour être un grand humoriste”, lance-t-il après la prestation. L’ancienne Spice Girl Mel B va encore plus loin et imagine déjà Kev Adams en finale. Quant à Sofía Vergara, elle se montre totalement séduite par le Français.
Résultat : quatre “oui”, qualification immédiate pour l’étape suivante et une petite phrase qui risque de flatter durablement l’ego de l’humoriste. En coulisses, les jurés auraient même affirmé qu’il était “le meilleur humoriste jamais vu dans l’émission”.
Cette offensive américaine n’est pourtant pas sortie de nulle part. Depuis plusieurs mois, Kev Adams teste ses sketchs dans des clubs de stand-up anonymes à New York et Los Angeles, loin des salles pleines françaises et des grosses productions télé. Une stratégie déjà tentée avant lui par Gad Elmaleh, qui avait lui aussi tenté de séduire le public américain avec des fortunes diverses.
Pendant ce temps, Kev Adams continue de faire tourner la machine en France. À l’automne, il sera à l’affiche de La Maison de nos rêves de Claude Zidi Jr aux côtés de Chantal Ladesou. Mais après ce coup d’éclat américain, difficile de ne pas imaginer l’humoriste viser désormais beaucoup plus grand.



