Jean-Pierre Foucault rattrapé par le fisc après neuf ans de bataille
L’animateur star de TF1 espérait récupérer plus de 365.000 euros versés au fisc dans le cadre d’un redressement sur son ancien ISF. Mais après près d’une décennie de procédure, la justice a définitivement fermé la porte.
Cette fois, c’est terminé. Après neuf longues années de bras de fer avec l’administration fiscale, Jean-Pierre Foucault vient d’essuyer un revers judiciaire lourd de conséquences. L’animateur emblématique de Miss France et de Qui veut gagner des millions ? ne récupérera pas les 365.394 euros qu’il avait dû régler au fisc dans le cadre d’un redressement sur son ancien impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Une somme loin d’être symbolique, au cœur d’un dossier fiscal complexe qui remonte au début des années 2000.
À l’époque, Jean-Pierre Foucault investit dans plusieurs projets liés aux énergies renouvelables : deux centrales photovoltaïques en Guadeloupe, mais aussi des sociétés installées à Saint-Domingue. Comme de nombreux gros patrimoines à cette période, il s’appuie sur différents mécanismes de défiscalisation pour alléger la facture.
Parmi eux : la loi Girardin, conçue pour stimuler l’investissement dans les DOM-TOM, mais aussi le fameux pacte Dutreil, un dispositif particulièrement avantageux qui permettait de réduire jusqu’à 75% de la base imposable à l’ISF. Sur le papier, l’opération semblait parfaitement calibrée. Sauf que plusieurs années plus tard, le fisc a vu les choses autrement.
Le fisc démonte le montage
En 2017, l’administration fiscale estime que la société de Jean-Pierre Foucault, Parasol Production, ne remplit pas les critères exigés pour bénéficier du pacte Dutreil. Le point central du litige : la nature réelle de l’activité.
Pour profiter de cet avantage fiscal, l’entreprise devait exercer une activité économique clairement productive, industrielle, commerciale, artisanale ou libérale. Or, selon Bercy, la structure fonctionnait surtout comme une société de gestion patrimoniale. En clair : plus de 90% de ses actifs étaient composés de placements financiers, de liquidités ou de participations dans d’autres sociétés, notamment dans le secteur photovoltaïque. Un détail qui change tout.
Conséquence immédiate : un redressement de 365.394 euros est réclamé à l’animateur pour la période 2011-2015. Jean-Pierre Foucault paie, mais engage aussitôt une procédure pour contester la décision et obtenir remboursement.
Une bataille perdue après neuf ans
Le dossier a traîné pendant près d’une décennie. Et fin mai, la cour d’appel a définitivement donné raison à l’administration fiscale, selon Les Échos, une information ensuite relayée par Puremédias.
Pour l’ancien patron de Sacrée Soirée, c’est un échec discret mais coûteux. À 78 ans, lui qui reste l’un des visages les plus populaires du PAF voit ainsi se refermer un contentieux aussi technique que sensible, à une époque où les montages fiscaux des personnalités publiques restent scrutés de près.
Derrière ce dossier, c’est aussi tout un symbole qui ressurgit : celui de l’ISF, supprimé en 2018 et remplacé depuis par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), mais dont certains vieux dossiers continuent encore aujourd’hui de produire leurs effets.




Commentaires
0Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.