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jeudi 30 juillet 2026 · Newsletter · À propos · Contact
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« Cibler les minorités, c’est un grand classique » : Daphné Burki défend "Drag Race France" contre les détracteurs

Accusée par certains responsables politiques de ne pas relever de la mission du service public, l’animatrice défend avec conviction le concours de drag queens de France Télévisions.

« Cibler les minorités, c’est un grand classique » : Daphné Burki défend "Drag Race France" contre les détracteurs
Photo : Pexels / Andrea Prochilo

Les critiques ne semblent plus l’atteindre. Depuis son arrivée aux commandes de Drag Race France, Daphné Bürki assume pleinement le rôle que joue, selon elle, le concours de drag queens au sein de France Télévisions. Alors que la quatrième saison est actuellement diffusée sur France.tv et chaque jeudi en deuxième partie de soirée sur France 2, l’animatrice répond frontalement à ceux qui estiment que le programme n’a pas sa place sur une chaîne du service public.

Pour Daphné Bürki, la réponse ne souffre d’aucune ambiguïté. « On est dans une vraie mission de service public qui sensibilise sur la communauté queer en profondeur », affirme-t-elle dans un entretien accordé à 20 Minutes. Selon elle, Drag Race France dépasse largement le simple concours artistique. « Cette émission a un pouvoir pédagogique immense. Tout ce qui s’y dit ne se dit pas forcément ailleurs », insiste-t-elle, convaincue que le programme contribue à mieux faire connaître les réalités de la communauté LGBTQIA+ auprès du grand public.

L’animatrice refuse également de voir les attaques contre l’émission comme un phénomène isolé. « Cibler des minorités, des communautés, c’est un grand classique chez nos détracteurs », lance-t-elle, regrettant que les personnes LGBTQIA+ soient régulièrement érigées en cible dans le débat public.

Ces déclarations interviennent plusieurs mois après la polémique lancée par le député Charles Alloncle. En février dernier, l’élu avait remis en cause la présence de Drag Race France sur le service public, estimant que le programme ne répondait pas aux missions de France Télévisions. Il avait également dénoncé des audiences qu’il jugeait insuffisantes, allant jusqu’à qualifier l’émission de « flop ».

Une analyse immédiatement contestée par Jean-François Rubinstein, président d’Endemol France, société productrice du programme. Ce dernier avait rappelé que les performances du concours ne se mesurent pas uniquement à sa diffusion linéaire sur France 2. « Drag Race est le plus gros succès en matière de programmes de flux sur la plateforme France.tv », soulignait-il alors, mettant en avant les excellents résultats enregistrés en streaming, où l’émission rassemble un public particulièrement jeune et fidèle.

Lancée le 8 juillet, cette quatrième saison réunit dix nouvelles drag queens venues de toute la France. Autour de Nicky Doll, figure emblématique de la version française, le jury retrouve Daphné Bürki, Loïc Prigent et Anggun, chargés de départager les candidates au fil d’épreuves toujours plus spectaculaires mêlant mode, humour, danse, théâtre et performance. Après plusieurs semaines de compétition, trois reines ont déjà quitté l’aventure, tandis que les autres redoublent d’inventivité pour décrocher le titre.

Malgré les polémiques, Daphné Bürki préfère retenir l’adhésion croissante du public. « Ce qui compte, c’est que le show plaise à toutes les générations et que nous poursuivions à y évoluer la tête haute ! », conclut-elle. Une manière de rappeler que, pour elle, Drag Race France est aujourd’hui autant un spectacle qu’un espace de représentation, de création et de dialogue.

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