Breaking
Cyril Hanouna soutient Polska après sa fausse couche Audiences : M6 leader avec « La France a un incroyable talent », France 2 déçoit avec « Harceleurs » France 2 : la CGT réclame la démission de l’équipe du « 20 heures » Koh-Lanta All Stars : Camille éliminée, Ugo renverse la situation et Vincent quitte l’aventure Audiences : France 3 écrase la concurrence, « Koh-Lanta » recule Isabelle Saporta mise à pied après altercation avec Prisca Thevenot sur LCI Audiences : « L’amour est dans le pré » résiste, « Cat’s Eyes » recule Cyril Hanouna soutient Polska après sa fausse couche Audiences : M6 leader avec « La France a un incroyable talent », France 2 déçoit avec « Harceleurs » France 2 : la CGT réclame la démission de l’équipe du « 20 heures » Koh-Lanta All Stars : Camille éliminée, Ugo renverse la situation et Vincent quitte l’aventure Audiences : France 3 écrase la concurrence, « Koh-Lanta » recule Isabelle Saporta mise à pied après altercation avec Prisca Thevenot sur LCI Audiences : « L’amour est dans le pré » résiste, « Cat’s Eyes » recule
⭐ Premium
vendredi 23 octobre 2026· Newsletter· À propos· Contact
Séries

On a vu… « Carrie » : Mike Flanagan ose-t-il toucher au mythe de Stephen King ?

Cinquante ans après le film de Brian De Palma, Carrie White revient, cette fois dans une série en huit épisodesdisponible dès aujourd'hui sur Prime Video. Une adaptation moderne, ambitieuse et nettement plus ample que les précédentes.

On a vu… « Carrie » : Mike Flanagan ose-t-il toucher au mythe de Stephen King ?

Il fallait une certaine dose d’inconscience pour s’attaquer à Carrie. Le roman publié par Stephen King en 1974 est devenu un monument de la littérature fantastique, mais aussi du cinéma grâce au film réalisé par Brian De Palma en 1976, avec Sissy Spacek et Piper Laurie. Reprendre cette histoire aujourd’hui, c’est donc forcément accepter la comparaison. Mike Flanagan ne cherche pourtant pas à refaire le film. Il prend le temps de développer l’univers de Carrie et surtout de regarder ce personnage avec les codes de l’époque actuelle.

 

La grande différence saute rapidement aux yeux. Carrie White n’est plus seulement la lycéenne marginalisée que ses camarades humilièrent dans les couloirs de son établissement. Dans cette nouvelle version, la violence devient virale. Une humiliation peut sortir du lycée, être filmée, commentée, partagée et poursuivre sa victime jusque chez elle. Prime Video présente d’ailleurs explicitement la série comme l’histoire d’une adolescente confrontée à un scandale de harcèlement devenu viral, tandis que ses pouvoirs télékinétiques commencent à se manifester.

C’est probablement là que cette nouvelle Carrie trouve sa meilleure raison d’exister. Mike Flanagan ne se contente pas de placer le récit dans une époque différente pour donner un coup de peinture au classique de King. Il comprend que la mécanique de l’humiliation a changé. En 1974, la cruauté restait essentiellement physique et sociale. En 2026, elle peut devenir permanente, publique et potentiellement incontrôlable en quelques minutes.

Summer H. Howell hérite d’un rôle particulièrement exposé. Elle doit faire oublier les précédentes incarnations de Carrie tout en conservant ce qui fait la force du personnage : une jeune fille isolée, fragile en apparence, élevée dans un environnement familial étouffant et qui découvre peu à peu qu’elle possède un pouvoir capable de bouleverser le rapport de force avec ceux qui la persécutent.

Face à elle, Samantha Sloyan interprète Margaret White, cette mère toxique et profondément perturbée qui constitue l’autre pilier du récit. Flanagan s’intéresse davantage à cette relation mère-fille et à la manière dont Carrie a été construite dans cet enfermement. C’est l’un des intérêts de cette adaptation : prendre le temps là où un film de moins de deux heures devait aller droit au but.

Un classique qui change de dimension

La série fonctionne aussi parce qu’elle ne cherche pas à reproduire servilement le film de 1976. Mike Flanagan, déjà familier de l’univers de Stephen King avec Jessie et Doctor Sleep, connaît suffisamment l’écrivain pour comprendre qu’une adaptation réussie ne passe pas forcément par la fidélité plan par plan.

Son approche est plus contemporaine, mais aussi plus psychologique. Le harcèlement scolaire, la pression des réseaux sociaux, l’isolement et la peur de ne pas trouver sa place dans un groupe occupent une place centrale. La télékinésie devient alors davantage qu'un simple élément fantastique : elle accompagne la montée en puissance d’une adolescente qui découvre progressivement ce dont elle est capable.

Le choix du format sériel donne surtout davantage d’espace aux personnages secondaires. Là où le film de Brian De Palma reste concentré sur Carrie et sur la tragédie qui se prépare, la série peut installer les relations, les rivalités et les mécanismes qui conduisent au basculement. C’est aussi ce qui peut dérouter les admirateurs du film original : Flanagan ralentit l’histoire et accepte de s’éloigner du choc frontal qui avait marqué les spectateurs en 1976.

Et c’est précisément ce qui rend cette version intéressante. Carrie n’est pas seulement une histoire de pouvoirs surnaturels. C’est d’abord celle d’une adolescente qui devient la cible idéale d’un système de violence collective. En transposant cette mécanique à l’ère des smartphones et des réseaux sociaux, la série rappelle à quel point le sujet de Stephen King reste actuel.

Les huit épisodes sont disponibles en intégralité sur Prime Video depuis le mercredi 7 octobre. La plateforme les propose d’un seul bloc, ce qui permet de découvrir la saison comme une véritable mini-série plutôt que d’attendre chaque semaine.

Pour les amateurs de Stephen King comme pour ceux qui connaissent par cœur le film de Brian De Palma, le pari mérite donc d’être tenté. Flanagan ne remplace pas le classique : il le déplace. Et dans une histoire où la peur naît d’abord du regard des autres, l’arrivée des réseaux sociaux donne à Carrie une dimension particulièrement contemporaine.

 

Publicité

Commentaires

0

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.