Bixente Lizarazu en larmes sur TF1 : « Je ne pensais pas que ça allait me faire ça »
Vingt-huit ans après le sacre des Bleus face au Brésil, le champion du monde pensait avoir rangé ses souvenirs de 1998. Face à Hélène Mannarino dans "Sept à huit", l'émotion l'a pourtant submergé.
On le connaît plutôt pudique, rarement du genre à s'épancher sur le passé. Dimanche 12 juillet 2026, dans Sept à huit sur TF1, Bixente Lizarazu a pourtant laissé tomber la carapace face à Hélène Mannarino. Invité du « Portrait de la semaine », l'ancien défenseur des Bleus est revenu sur ce 12 juillet 1998 qui a changé sa vie et celle du football français. Vingt-huit ans après la victoire 3-0 contre le Brésil en finale de la Coupe du monde, il suffit encore de quelques images pour faire remonter une émotion qu'il croyait maîtriser.
À l'époque, Bixente Lizarazu a 28 ans et dispute au Stade de France le match le plus important de sa carrière. « C'est un moment qui est très particulier parce que c'est le Graal. C'est-à-dire que dans notre carrière, être champion du monde, il n'y a pas mieux », raconte-t-il. Mais lorsqu'Hélène Mannarino le ramène plus précisément à cette soirée, les mots deviennent soudain beaucoup plus difficiles à trouver. Le visage se ferme, la voix se brise et les larmes arrivent. « Je n'en parle jamais. Je ne veux pas être dans la nostalgie, ce n'est pas ma façon d'être. Je suis dans le présent », explique l'ancien international, visiblement surpris par sa propre réaction.
Lizarazu tente de reprendre le dessus, essuie ses yeux et lâche, presque décontenancé : « Je ne pensais pas que ça allait me faire ça. » Celui qui commente désormais les matchs de l'équipe de France sur TF1 n'a pourtant rien oublié de cette nuit. Son maillot de la finale existe toujours, soigneusement conservé dans son placard. Pas question, cependant, d'en faire un objet de culte. « Il reste caché, il est protégé. Il ne faut pas imaginer que le soir je suis devant ma télé avec mon petit maillot comme un petit doudou qui reste à côté de moi », plaisante-t-il.
Derrière les souvenirs de Zinédine Zidane, Didier Deschamps, Fabien Barthez ou Lilian Thuram, il reste surtout le sentiment d'avoir appartenu à un groupe à part. « On était plus qu'une équipe, on était une bande de potes prêts à se sacrifier les uns pour les autres », confie Lizarazu. Les années ont passé, les carrières se sont arrêtées et chacun a pris une direction différente, mais le lien n'a pas complètement disparu. Les champions du monde 1998 disposent toujours d'un groupe WhatsApp, régulièrement alimenté par les anciens Bleus.
Cette plongée dans le passé intervient alors que l'équipe de France 2026 est toujours en course pour décrocher une troisième étoile. Et Bixente Lizarazu croit aux chances des hommes de Didier Deschamps. Forcément, l'ancien latéral sait mieux que beaucoup ce que représente le dernier virage d'une Coupe du monde et le poids d'un match capable de marquer une génération entière.
Vingt-huit ans après, il refuse toujours de vivre dans la nostalgie de 1998. Mais dimanche soir sur TF1, son émotion a raconté autre chose. On peut ranger un maillot au fond d'un placard, éviter de reparler d'une finale et préférer regarder devant soi. Il y a des soirs qui, eux, ne se rangent jamais.




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