« J'en faisais des cauchemars » : Isabelle Ithurburu raconte l'envers de ses débuts au 13 Heures de TF1
La journaliste retrouve le fauteuil de Marie-Sophie Lacarrau jusqu'au 21 août. Le trac est toujours là, mais il n'a plus rien à voir avec celui qui l'empêchait de dormir...
Il y a un an, Isabelle Ithurburu abordait le plus grand défi de sa carrière avec une boule au ventre. Habituée des terrains de rugby et des plateaux sportifs, l'ancienne figure de Canal+ s'apprêtait à prendre les commandes du 13 Heures de TF1, l'un des journaux les plus regardés de France. Une responsabilité immense, d'autant qu'elle succédait, le temps de l'été, à Marie-Sophie Lacarrau, installée depuis plusieurs années dans le rendez-vous de la mi-journée.
À partir de ce lundi 13 juillet et jusqu'au 21 août, la journaliste retrouve une nouvelle fois ce fauteuil. Mais entre l'été 2025 et celui de 2026, beaucoup de choses ont changé. La peur de l'inconnu a laissé place à une forme de confiance, construite au fil des directs et des semaines passées à la tête du journal.
« J'y vais plus tranquille et avec énormément d'envie, parce que je sais ce qui m'attend », confie-t-elle dans les colonnes de Télé-Loisirs. Une phrase qui résume à elle seule l'évolution de son état d'esprit. L'exercice reste exigeant, mais il n'a plus ce parfum d'inconnu qui l'avait tant impressionnée lors de sa première prise d'antenne.
Car les débuts ont été bien plus difficiles qu'elle ne l'avait laissé paraître à l'écran. Derrière le sourire et la maîtrise affichés face aux téléspectateurs, Isabelle Ithurburu reconnaît aujourd'hui avoir traversé une période particulièrement stressante. « C'était terrible, j'en faisais des cauchemars la nuit », avoue-t-elle. Une pression qu'elle s'était en grande partie imposée elle-même.
La journaliste redoutait notamment le regard du public. Longtemps associée au rugby, elle craignait que cette étiquette lui colle à la peau au moment d'incarner un grand rendez-vous d'information généraliste. « J'avais peur que les gens soient sceptiques car je venais du monde du rugby », explique-t-elle. Finalement, les réactions ont été bien plus positives qu'elle ne l'imaginait. « Tout s'est bien passé car je suis la même, quelle que soit l'émission que je présente », résume-t-elle aujourd'hui.
L'expérience acquise ces derniers mois lui a aussi permis de dompter une autre inquiétude : celle du direct. Comme tous les présentateurs de journaux télévisés, elle sait qu'une édition peut basculer en quelques secondes au gré de l'actualité. Là où cette éventualité alimentait autrefois son stress, elle y voit désormais l'une des facettes les plus stimulantes du métier. « Il peut toujours y avoir un imprévu de dernière minute, mais c'est ce qui fait tout le sel de ce métier. J'aime cette adrénaline et cette obligation d'être sur le qui-vive », confie-t-elle.
Cette assurance nouvelle ne doit rien au hasard. Depuis son arrivée sur TF1, Isabelle Ithurburu a progressivement élargi son terrain de jeu. Aux grands rendez-vous consacrés au rugby se sont ajoutés 50' Inside, puis le 13 Heures, où elle a rapidement trouvé sa place. Ses premières semaines à la présentation avaient même permis à TF1 d'enregistrer plusieurs performances d'audience remarquées, confirmant que le pari de la chaîne n'avait rien d'un simple essai.
Pour autant, la journaliste refuse de parler d'un rêve devenu réalité. Lorsqu'elle avait rejoint TF1, elle ne s'imaginait pas un jour présenter le journal de la mi-journée. « Ce n'était pas un rêve, c'était quelque chose de totalement inimaginable », confiait-elle déjà l'été dernier. Une manière de rappeler que son parcours s'est davantage construit au fil des opportunités que selon un plan de carrière soigneusement établi.
Avant de retrouver chaque jour les téléspectateurs de TF1 pendant plus d'un mois, Isabelle Ithurburu continue d'échanger avec Marie-Sophie Lacarrau, dont elle assure l'intérim. Les conseils de la titulaire, ajoutés à une première expérience réussie, devraient lui permettre d'aborder ce deuxième été avec davantage de sérénité. Les cauchemars, eux, semblent appartenir au passé.




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