"À un moment, il faut savoir arrêter" : Alain Marschall détruit Michel Drucker
Le retour de l’inoxydable patron de "Vivement dimanche" pour une saison supplémentaire ne fait pas l’unanimité. Sur RMC, le journaliste des "Grandes gueules" a dégainé sans filtre. Et le débat sur l’âge à la télévision est relancé.
À 83 ans, Michel Drucker refuse toujours de lâcher le fauteuil rouge. Dimanche dernier, au moment de refermer une nouvelle saison de Vivement dimanche, l’animateur a officialisé ce que beaucoup pressentaient : il sera bien de retour à la rentrée pour une 64e saison de carrière. Une annonce dans la droite ligne de son obsession du direct, de la scène et du contact avec le public.
Mais dans le paysage audiovisuel, cette prolongation ne passe pas partout. Dès le lendemain, sur Les Grandes Gueules, Alain Marschall n’a pas mâché ses mots. Sujet du débat : "Michel Drucker rempile, place aux jeunes ?" Et très vite, le journaliste a tranché. Pour lui, la télévision n’est pas un endroit où l’on doit "s’éteindre petit à petit comme une chandelle".
Une formule dure, assumée, qui vise directement l’état physique du monument du PAF. Car Michel Drucker sort de plusieurs années compliquées sur le plan médical, marquées par de lourdes opérations cardiaques et des absences prolongées à l’antenne.
Alain Marschall pousse même le raisonnement plus loin : à sa place, dit-il, il aurait choisi de partir avant que le corps n’impose ses limites. Une manière de préserver l’image.
Face à lui, Olivier Truchot a tenté de temporiser, jouant les modérateurs dans un débat vite devenu sensible. Mais Alain Marschall a persisté, élargissant même son propos au monde de la musique, citant Renaud comme exemple d’un retour parfois "gênant" quand le temps a trop marqué l’artiste.
Le fond du débat dépasse largement Michel Drucker : jusqu’où peut-on continuer à occuper l’écran quand l’âge avance ?
Car malgré les critiques, les chiffres restent là. Ce dimanche encore, Vivement dimanche a rassemblé 952.000 téléspectateurs sur France 3, soit 9,8% de part d’audience. Un score solide pour une case dominicale installée depuis des décennies.
Et Michel Drucker, lui, ne cache plus sa philosophie. Récompensé récemment au Monte-Carlo Television Festival pour ses 65 ans de carrière, il l’a répété avec sa formule désormais culte : il se verrait bien “mourir sur un plateau de télévision”.
Une phrase qui résume tout. Chez Drucker, la télévision n’est pas un métier. C’est une respiration. Et tant que le public suit, il semble bien décidé à continuer. Quitte à diviser.




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