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vendredi 23 octobre 2026· Newsletter· À propos· Contact
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Vincent Lagaf’ vise 2029 pour quitter la télévision, après le retour quotidien du « Bigdil »

RMC Story transforme son jeu culte en quotidienne événementielle pour la saison 2026-2027. À 67 ans, l’animateur veut profiter de ce nouveau défi sans attendre l’émission de trop pour tirer sa révérence. Le pari est aussi éditorial.

Vincent Lagaf’ vise 2029 pour quitter la télévision, après le retour quotidien du « Bigdil »

Vincent Lagaf’ ne prépare pas sa retraite dans le silence d’une loge. À 67 ans, l’animateur vient au contraire d’accepter le changement de rythme le plus important depuis le retour du « Bigdil » : RMC Story transforme le jeu en quotidienne événementielle pendant une dizaine de semaines par an. Le projet accompagnera la saison 2026-2027, tandis que son présentateur garde en tête une date pour quitter la télévision : 2029.

Ce calendrier ne constitue pas une annonce de départ immédiat. Il ressemble davantage à une limite que Lagaf’ se fixe pour ne pas prolonger artificiellement son retour. L’ancien visage de TF1 répète qu’il ne veut pas présenter « l’émission de trop ». Entre-temps, il doit adapter un programme conçu en prime time à une diffusion du lundi au vendredi, avec des tournages plus rapprochés et une mécanique capable de retenir le public soir après soir.

Le « Bigdil » passe du prime time à la quotidienne

RMC Story a choisi une formule intermédiaire : le jeu ne sera pas présent toute l’année, mais programmé en salves quotidiennes d’environ dix semaines. Cette organisation permet à la chaîne de créer un événement de grille sans épuiser immédiatement la marque. Elle rapproche aussi « Le Bigdil » de son format historique, lorsqu’il occupait l’access prime time de TF1 et accompagnait les téléspectateurs chaque soir.

Le retour du 2 janvier 2025 avait réuni 1,8 million de téléspectateurs et 9,1 % du public, un record pour RMC Story hors sport. En intégrant le rattrapage, la chaîne avait communiqué une audience totale de 2,34 millions. Les numéros suivants n’ont pas tous conservé ce niveau exceptionnel, mais le programme a prouvé qu’un jeu arrêté depuis plus de vingt ans pouvait redevenir un actif majeur pour une chaîne de la TNT.

Vincent Lagaf’ retrouve le rythme qui a fait son succès

La quotidienne remet l’animateur dans une configuration qu’il connaît intimement : des candidats, des jeux physiques, des cadeaux et Bill, l’extraterrestre bleu qui réagit en direct. Le décor et les technologies ont changé, mais le programme repose toujours sur la rapidité de Lagaf’, ses improvisations et sa manière d’entraîner le public dans un joyeux désordre.

Le défi sera moins de réveiller la nostalgie que de la transformer en habitude. Un prime événementiel peut attirer grâce au souvenir des années TF1 ; une quotidienne doit convaincre sans cesse, avec un renouvellement plus rapide des candidats et des épreuves. RMC Story joue gros, car le volume de production augmente au moment même où la curiosité du retour commence naturellement à retomber.

2029, une date limite plutôt qu’un adieu annoncé

Vincent Lagaf’ a expliqué envisager la fin de sa carrière télévisuelle à l’horizon 2029. Son raisonnement tient moins à la fatigue qu’au refus de se voir décliner à l’écran. Il cite volontiers des artistes comme Alain Delon ou Michel Sardou, convaincus qu’il faut savoir partir avant de ne plus se reconnaître dans son propre travail.

Cette parole correspond au personnage qu’il cultive depuis près de quarante ans : un animateur populaire, mais méfiant envers les mondanités et les règles du milieu. Elle doit toutefois être lue avec prudence. Trois années de télévision représentent une longue période, surtout pour un programme désormais soumis aux audiences quotidiennes. Le calendrier peut évoluer avec les résultats de la chaîne, les envies de l’animateur ou de nouveaux projets.

La scène et son histoire personnelle pour l’après-télé

Lagaf’ ne décrit pas 2029 comme une disparition. Il envisage un retour sur scène et travaille autour de son livre « Je m’appelais Franck », dans lequel il raconte notamment une enfance marquée par l’abandon et l’adoption. Un spectacle lui offrirait un rapport direct avec le public, sans la lourdeur d’un plateau télévisé ni la dépendance quotidienne aux chiffres d’audience.

Cette piste prolonge une facette moins visible de l’animateur. Derrière les grimaces, les motos et les jeux, Vincent Rouïl — son nom à l’état civil — a souvent parlé du décalage entre le personnage Lagaf’ et son histoire personnelle. La scène pourrait réunir ces deux dimensions avec davantage de liberté qu’un divertissement familial.

Un retour qui a changé la stratégie de RMC Story

En ressuscitant « Le Bigdil », la chaîne ne s’est pas contentée de programmer une curiosité rétro. Le succès du lancement a confirmé l’appétit du public pour les marques de divertissement connues, à condition de conserver leur incarnation. Bill sans Lagaf’, ou Lagaf’ sans l’énergie du jeu original, n’auraient probablement pas produit le même effet.

La transformation en quotidienne représente donc à la fois une promotion et un risque. Elle donne au programme une place plus structurante dans la grille, mais elle expose davantage son usure. La dizaine de semaines annoncée sert de garde-fou : assez longue pour installer un rendez-vous, assez courte pour préserver l’impression d’événement.

Vincent Lagaf’ n’est ainsi ni déjà parti ni installé pour toujours. La saison 2026-2027 doit d’abord démontrer que « Le Bigdil » peut retrouver son rythme d’origine dans un paysage où l’access prime time est beaucoup plus encombré. Si son horizon reste 2029, les audiences des prochaines salves décideront du chemin qui y conduit.

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