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lundi 24 août 2026 · Newsletter · À propos · Contact
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« Burning Man, le désert de tous les possibles » : France 5 plonge dans la folie de Black Rock City

Plus de 80 000 personnes réunies dans une ville surgie du désert, des œuvres monumentales, des véhicules mutants et des milliers de vies qui se croisent avant que tout parte en fumée. France 5 nous embarque au cœur de Burning Man, lundi 31 août à 21h05.

« Burning Man, le désert de tous les possibles » : France 5 plonge dans la folie de Black Rock City

Chaque année, le désert recommence son drôle de numéro. Sur l’immense étendue poussiéreuse du Black Rock Desert, à quelque 190 kilomètres au nord de Reno, une ville entière sort de terre. Black Rock City n’existe que quelques jours, mais rassemble plus de 80 000 personnes venues du monde entier. Pas de spectateurs ici : chacun est censé participer, construire, créer, donner ou simplement apporter quelque chose à cette communauté éphémère. Puis, lorsque la fête s’achève, tout doit disparaître. Le documentaire « Burning Man, le désert de tous les possibles », diffusé lundi 31 août à 21h05 sur France 5 et disponible sur france.tv, s’aventure dans cet univers qui tient à la fois de la performance artistique géante, de l’expérience collective et, pour certains, du voyage intérieur.

Le calendrier donne cette année une saveur particulière à sa diffusion : au moment où France 5 proposera le film, l’édition 2026 de Burning Man, baptisée « Axis Mundi », aura tout juste commencé dans le Nevada. Black Rock City doit vivre du 30 août au 7 septembre avant de s’effacer une nouvelle fois du paysage. Pendant une semaine, cette cité temporaire fonctionne selon ses propres principes, fondés sur la participation, la création, le partage et l’expression personnelle.

Le grand spectacle du désert

Sur la « playa », cette gigantesque étendue formée par le lit asséché d’un ancien lac, l’imagination semble avoir pris le pouvoir. Des bateaux roulent sur le sable, des hommes couverts de miroirs avancent sous un soleil de plomb et des véhicules mutants aux dimensions extravagantes sillonnent la ville. Le documentaire croise notamment un Crapaud Hypnotique, d’étranges créatures mécaniques et un poulpe géant crachant du feu au milieu de la nuit. Burning Man cultive depuis ses débuts ce mélange de démesure, d’art monumental et de bricolage génial où les œuvres ne sont pas simplement faites pour être regardées mais pour être vécues.

Le film choisit pourtant de ne pas s’arrêter au spectacle. Derrière les installations géantes et les nuits qui semblent ne jamais finir, il s’intéresse à ceux qui viennent chercher dans le désert bien davantage qu’une fête hors normes. À commencer par Miguel, architecte espagnol chargé d’une mission particulièrement symbolique : construire le Temple. Cet édifice est l’un des lieux les plus chargés d’émotion de Black Rock City. On y dépose des mots, des photographies, des souvenirs et parfois le poids d’un deuil ou d’une histoire que l’on voudrait laisser derrière soi. À la fin de Burning Man, le Temple est brûlé.

Pour Miguel, le chantier résonne avec sa propre histoire. Une rupture sentimentale a bouleversé sa vie et cette construction monumentale devient aussi une façon de se relever. Il dispose de quelques semaines pour faire surgir du désert un bâtiment destiné à recueillir les blessures de milliers d’inconnus. Une drôle de mission : passer des jours à bâtir un lieu dont tout le monde sait qu’il finira en cendres.

Ils sont venus pour tourner une page

Loïc, jeune pompier français, découvre Burning Man pour la première fois. Il a traversé l’Atlantique avec ses propres tourments et l’envie de refermer un chapitre de son existence. Lui aussi est venu avec quelque chose à laisser dans le désert. Il veut le confier au Temple avant de regarder l’édifice et ce qu’il représente disparaître dans les flammes.

Shéhérazade, elle, connaît parfaitement les lieux. Agente immobilière et mère de famille, elle revient chaque année retrouver cette parenthèse qui n’a pas grand-chose à voir avec son quotidien. Après des épreuves qui ont bouleversé son rapport à l’existence, Burning Man est devenu pour elle un rendez-vous presque indispensable. Quelques jours pendant lesquels elle peut lâcher prise avant de retrouver sa vie ordinaire.

Gérard, entrepreneur américain, a choisi cette fois de franchir une étape supplémentaire. Il ne veut plus seulement participer : il arrive avec sa propre création, un immense dragon lumineux capable d’embarquer une centaine de personnes. Encore faut-il transporter le monstre jusqu’au désert, le monter sur place et parvenir à le faire fonctionner dans un environnement qui ne pardonne pas grand-chose. Car la star la plus imprévisible de Burning Man reste celle que personne ne peut programmer : le Black Rock Desert.

Quand le rêve vire à l’épreuve

Chaleur, poussière, vent, visibilité réduite : vivre plusieurs jours sur la playa réclame déjà une solide préparation. Mais l’édition suivie par le documentaire va rappeler brutalement que la nature décide encore du programme. Tempêtes de sable, vents violents, pluies torrentielles et orages viennent bouleverser les plans. Les installations sont menacées, les déplacements deviennent compliqués et la fête prend soudain une tout autre allure.

Quand le temps se gâte, les beaux principes sont mis à l’épreuve. Black Rock City n’a ni habitants permanents ni services comparables à ceux d’une vraie ville. Il faut donc se débrouiller, réparer ce qui casse, partager ce qui manque et aider le voisin lorsque les conditions se dégradent. Les grands discours sur la communauté deviennent soudain très concrets.

C’est peut-être là que le documentaire est le plus intéressant. Pas lorsqu’il filme un poulpe crachant des flammes ou un dragon lumineux traversant la nuit — même si les images sont spectaculaires — mais lorsqu’il cherche à comprendre pourquoi Miguel, Loïc, Shéhérazade, Gérard et des dizaines de milliers d’autres acceptent la poussière, la chaleur, la boue et l’inconfort pour vivre cette semaine-là.

Puis le Man brûle. Le Temple brûle à son tour. Les camps sont démontés et les dizaines de milliers d’habitants provisoires reprennent la route. Quelques jours plus tard, Black Rock City n’existe plus. Il ne reste que le désert. Et déjà l’envie, pour certains, d’y revenir.

« Burning Man, le désert de tous les possibles », lundi 31 août à 21h05 sur France 5 et sur france.tv. Réalisation : Frédéric Elhorga et Julien Bolluen. 92 minutes.

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